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Comptine d'un autre été : l'après midi, ...C'est la réflexion,... Assise sur mon lit, le c½ur se serre, la main tremble, le crayon frôle le papier au fur et à mesure que mes pensées défilent, pas besoin de gomme je sais ce que je veux te dire, pas besoin de pause pour me ressaisir, trop de choses défilent elles ne doivent pas m'échapper ...
Et cette musique, le piano, des gouttes qui tombent, lourdement au fond de mon c½ur, comme ces larmes qui mouillent le papier, maintenant c'est le moulin qui passe...
Elle me rappelle que je suis seule.
Les souvenirs reviennent, les jours tristes, comme un vieux film qui tourne, la mélancolie me prend et j'ai des élans de tristesse en repensant a ce qui étais pourtant il n'y a pas si longtemps. Sur le fil, les éclats de rire passés me remontent en tête, les promenades, les choses de toi que j'ai aimé, les petits détails que j'ai gardé en tête, qui font soupirer le c½ur, une lassitude ? Non, c'est un regret... Ou alors serais-ce un remord ? Quelle est la différence ? Tu n'es plus là.
De toute façon, il faut se ressaisir, parce que il y a d'autres choses, il y a la joie, il y en a d'autres, il y a ce bonheur triste de savoir qu'au moins tu es heureux, même si c'est loin de moi, il y a ce plaisir de les voir sourire, ceux que j'aime, ceux qui sont là, ceux qui ne partent pas ... J'écoute la noyée et j'ai envie de danser, pour toi, pour eux, pour détendre ce dos courbé par un c½ur qui pèse, de faire voler mes bras en tournant pour alléger mon corps, pour qu'il sente l'air entre ses doigts et en même temps cette musique qui enivre... "Tu es vivante, tu ries et tu pleures ça en est la preuve, tu détestes et tu aimes... et tu écris".
La vie c'est comme des dés, aussi aléatoire, au hasard d'un jet tu ries, au hasard d'un autre tu pleures, et pourtant il est possible de faire mieux, mais voila, c'est tombé comme ça, comme quoi, on n'échappe pas à quelque chose qui doit mal se passer, « Mais cette fois c'est pas ta faute »... C'est Pas si simple à accepter, je crois même que l'on préfère être responsable de son malheur, pour au moins avoir quelqu'un a qui en vouloir... Mais tout est jeu de hasard, et le temps passe, les grains de sable tombent, et on ne sait pas quand ils vont s'arrêter alors, mieux vaut continuer à jouer.
"On avait dit à l'océan qu'on allait revenir..."
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